mercredi , 26 août 2026
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Le Grand Salon de la Data en Afrique s’ouvre à Ouagadougou : pourquoi la CIL place la gouvernance des données au cœur de la transformation numérique ?

L’Afrique produit, échange et exploite chaque jour davantage de données. Derrière cette transformation numérique se dessinent toutefois des défis majeurs : souveraineté des données, protection de la vie privée, cybersécurité et confiance numérique. C’est dans ce contexte que s’est ouverte, le 16 juillet 2026 à Ouagadougou, la première édition du Grand Salon de la Data en Afrique (GSDA). Marraine de cet événement continental, la Présidente de la Commission de l’Informatique et des Libertés (CIL), Dr Halguièta NASSA/TRAWINA, a réaffirmé, à travers le message porté par le Secrétaire général de l’Institution, la nécessité de bâtir un écosystème numérique où l’innovation s’accompagne d’une gouvernance responsable des données.

Le GSDA, un espace de réflexion pour construire le numérique africain de demain

Placée sous le thème « De l’inspiration à l’action : vers une souveraineté numérique panafricaine partagée », la première édition du Grand Salon de la Data en Afrique réunit à Ouagadougou des décideurs publics, des entreprises, des experts, des chercheurs, des autorités de régulation et des professionnels du numérique.

Au-delà des innovations technologiques, cette rencontre ambitionne d’engager une réflexion collective sur les conditions nécessaires à l’émergence d’un numérique africain capable de soutenir le développement économique tout en garantissant la maîtrise des données stratégiques du continent.

Les échanges portent notamment sur la gouvernance des données, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le développement des compétences et les mécanismes permettant de renforcer la confiance dans l’économie numérique.

La CIL, marraine d’une première édition tournée vers les enjeux de la data

Le choix porté sur la Présidente de la Commission de l’Informatique et des Libertés pour assurer le marrainage de cette première édition traduit l’importance accordée à la protection des données à caractère personnel dans les réflexions sur l’avenir du numérique africain.

Représentée à la cérémonie d’ouverture par le Camarade Secrétaire général de la CIL, Amidou BANDÉ, la marraine a rappelé que les données sont devenues une ressource stratégique pour les États, les entreprises et les citoyens.

Dans le message qu’il a délivré en son nom, il a souligné que les données constituent aujourd’hui le carburant de l’économie numérique. Leur collecte, leur exploitation et leur valorisation créent de nouvelles opportunités économiques, mais impliquent également une responsabilité accrue en matière de protection des droits des personnes.

Il a ainsi rappelé que la protection des données ne constitue plus uniquement une obligation juridique. Elle est désormais un facteur de confiance, de compétitivité et d’attractivité pour les organisations qui évoluent dans un environnement numérique.

Innovation et protection des données : deux exigences complémentaires

L’essor de la data transforme profondément les modèles économiques, les services publics et les usages numériques.

Toutefois, cette évolution ne peut produire ses effets que si les citoyens ont confiance dans les systèmes qui collectent et traitent leurs informations personnelles.

Dans cette perspective, la Commission de l’Informatique et des Libertés plaide pour une approche conciliant innovation, responsabilité et respect des droits fondamentaux.

La gouvernance des données apparaît ainsi comme un levier essentiel pour accompagner la transformation numérique, renforcer la souveraineté numérique des États africains et favoriser un développement durable de l’économie numérique.

Une présence qui traduit l’engagement de la CIL

En acceptant d’assurer le marrainage de cette première édition, la Commission de l’Informatique et des Libertés réaffirme sa volonté d’accompagner les initiatives qui placent la donnée au cœur des politiques publiques, de l’innovation et du développement économique.

Au-delà de la cérémonie d’ouverture, cette présence témoigne de l’engagement constant de l’Institution à promouvoir une gouvernance responsable des données à caractère personnel, à sensibiliser les différents acteurs du numérique et à contribuer à l’émergence d’un environnement numérique fondé sur la confiance.

À travers le GSDA, la CIL confirme ainsi sa place parmi les acteurs qui œuvrent à construire un numérique africain innovant, souverain et respectueux des droits et libertés des citoyens.

Protéger vos données à caractère personnel, notre mission.

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