À mesure que les données deviennent un levier stratégique de développement, les questions de gouvernance, de régulation et de protection des données à caractère personnel occupent une place centrale dans les débats sur la transformation numérique du continent. En prélude à l’ouverture officielle de la première édition du Grand Salon de la Data en Afrique (GSDA), la Commission de l’Informatique et des Libertés (CIL) a pris part à un masterclass de haut niveau consacré à la souveraineté numérique africaine, apportant son expertise sur les cadres juridiques et les conditions d’un développement numérique conciliant innovation et protection des droits des personnes.

Le GSDA, un espace de réflexion sur l’avenir de la donnée en Afrique
Organisé autour du thème général « Construire l’écosystème data africain : Formation, Régulation, Innovation et Gouvernance », le Grand Salon de la Data en Afrique ambitionne de réunir décideurs, chercheurs, entreprises, innovateurs et institutions afin de réfléchir aux défis liés à l’exploitation des données sur le continent.
En prélude à la cérémonie officielle d’ouverture, un masterclass s’est tenu le 15 juillet 2026 à Ouagadougou autour du thème « De l’inspiration à l’action : vers une souveraineté numérique panafricaine partagée ».
Les échanges ont mis en lumière les conditions nécessaires à l’émergence d’un écosystème africain de la donnée capable de soutenir l’innovation tout en garantissant la confiance des citoyens.

La contribution de la CIL : concilier innovation et protection des données
Prenant part aux discussions, le Chargé d’Études de la Commission de l’Informatique et des Libertés, Ousseni DIALLA, a présenté les principaux fondements du cadre juridique burkinabè relatif à la protection des données à caractère personnel.
Son intervention a particulièrement insisté sur un enjeu majeur : comment favoriser l’innovation numérique sans compromettre les droits et libertés des personnes.
À travers cette communication, la CIL a rappelé que la protection des données n’est pas un frein au développement technologique. Elle constitue au contraire un facteur de confiance, de sécurité juridique et de compétitivité pour les organisations qui évoluent dans l’économie numérique.

Des échanges orientés vers des solutions concrètes
Les débats avec les participants ont permis d’aborder plusieurs préoccupations liées à la mise en œuvre des règles de protection des données dans un contexte d’innovation permanente.
Parmi les recommandations formulées figurent le renforcement de l’accompagnement des organismes dans leurs démarches déclaratives auprès de la CIL, ainsi que le développement de partenariats plus étroits avec les entreprises spécialisées dans la data.
Ces échanges traduisent une volonté commune de renforcer la coopération entre les autorités de régulation, les acteurs économiques et les innovateurs afin de bâtir un environnement numérique fondé sur la confiance et la responsabilité.

Une expertise au service de la gouvernance des données en Afrique
À travers sa participation au Grand Salon de la Data en Afrique, la Commission de l’Informatique et des Libertés confirme sa volonté de contribuer activement aux réflexions qui façonnent l’avenir du numérique sur le continent.
Dans un contexte où les données alimentent l’intelligence artificielle, les plateformes numériques, les services financiers et les politiques publiques, la gouvernance responsable des données apparaît comme une condition essentielle pour assurer un développement durable, souverain et respectueux des droits fondamentaux.
En mettant son expertise au service des débats, la CIL réaffirme son rôle d’acteur de référence dans la promotion d’une culture de la protection des données à caractère personnel, au Burkina Faso comme au sein de l’écosystème numérique africain.

Protéger vos données à caractère personnel, notre mission.
CIL BF